Miséricorde et vocation

Nous avons célébré le deuxième Dimanche de Pâques la fête de la Divine Miséricorde. Cette fête a été instituée en 2000 par Saint Jean Paul II, le jour de la canonisation de Sainte Faustine Kowalska, une mystique polonaise dont vous pouvez retrouver une brève biographie à la fin de cet article. Dans le prolongement de cette belle fête, nous voulons méditer sur la miséricorde et mieux comprendre son lien avec notre vocation.
« Dieu est Amour », nous dit Saint Jean. Dieu se « résume » en un mot qui dit tout… Pourtant, dans l’Ancien Testament, le Seigneur apparaît souvent comme le Tout-Puissant, le Tout-Autre, celui qui fait justice : Adam et Eve sont chassés du Jardin d’Eden après le péché originel et depuis, aucun homme ne peut plus contempler le Visage de Dieu sans mourir. Même Moïse ne pourra avoir ce privilège (cf. Exode, 33, 19 – 23) :

Le Seigneur dit à Moïse : « Je vais passer devant toi avec toute ma splendeur. […] Tu ne pourras pas voir mon visage, car un être humain ne peut pas me voir et rester en vie. Voici une place près de moi, tu te tiendras sur le rocher ; quand passera ma gloire, je te mettrai dans le creux du rocher et je t’abriterai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Puis je retirerai ma main, et tu me verras de dos, mais mon visage, personne ne peut le voir. »

Dans le Nouveau Testament, la perspective change. Jésus au bord du lac de Tibériade se retourne et regarde les futurs apôtres André et Jean qui le suivaient (cf. Jn 1, 38). C’est le début de « l’ère » de la miséricorde qui va culminer à la Croix et dans le don de l’Esprit à la Pentecôte. La miséricorde, c’est ce « sentiment » que l’on éprouve lorsque son enfant ou quelqu’un de très proche est malade. Elle touche aux entrailles qui se retournent sous le coup de la douleur et de la peine. Et Dieu est père et mère. Comment ne souffrirait-il pas lorsqu’il nous voit souffrir? Contrairement à ce que nous pensons parfois, Dieu ne prend pas plaisir à notre souffrance. Comme si le Père avait pu prendre plaisir à voir Jésus souffrir sa Passion ! Mais Jésus était totalement libre, libre de répondre à sa vocation (cf. Jn, 10, 18) :

« Ma vie, nul ne la prend, c’est Moi qui la donne. »

Cela signifie qu’au moment de sa Passion, Jésus savait parfaitement ce qu’il faisait. Il était l’homme adulte accompli : il se donnait entièrement pour nous ouvrir les portes du Royaume et nous rendre la dignité de fils de Dieu que nous avions perdue en péchant. Car le péché n’est pas une question de morale, mais une question de vie ou de mort puisqu’il nous coupe de Dieu, la source de la Vie. C’est pour cela que le Seigneur a cherché Adam et Eve, que le Père attend inlassablement l’enfant prodigue, que le Bon Samaritain soigne le juif tombé entre les mains des ennemis, que le Bon Berger laisse 99 brebis en bonne santé pour chercher celle qui s’est perdue.
Et pour nous aujourd’hui ? La fête de la Miséricorde nous rappelle de quel Amour nous sommes aimés. Et cet Amour nous cherche et nous appelle par notre Nom. Peut-être parfois nous arrive-t-il de nous cacher, comme Adam et Eve ? Peut-être pensons-nous que nous ne sommes pas dignes d’être appelé? Il est l’Amour parfait. Il connaît notre faiblesse et sait de quoi nous sommes faits. Il veut que nous vivions en « ressuscités » : heureux, libres et debout. Notre vocation s’enracine dans son Amour qui nous a désirés depuis toute éternité. Il a un plan pour notre vie, une mission pour nous. Alors n’ayons plus peur et tournons-nous vers Lui. Répondons à son appel et mettons nos pas dans les siens. Nous annoncerons à tous sa miséricorde et nous mettrons le feu de l’Amour au monde… comme Saint François, Sainte Faustine et tous les grands saints…
On y va? 🙂

« Courage, lève-toi : Il t’appelle ! »

Vous pouvez trouver des informations complémentaires sur la fête de la Divine Miséricorde ici et là. Nous vous proposons aussi découvrir la vie de Sainte Faustine Kowalska, une vie courte mais féconde dans le diaporama ci-après :

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Source: Vocation Franciscaine